St Gilles, le 17 Août 2009 Cette saison a été marquée par un grand absentéisme de la part de beaucoup de pratiquants (pour toutes les bonnes raisons du monde).
En japonais, BU signifie la guerre et DO la voie (en chinois : dao ou tao, cf. le taoïsme).
Les budo sont les arts martiaux japonais apparus entre le milieu du XIXè siècle et le milieu du XXè siècle.
Vers le milieu du XIXe siècle, certaines personnes (notamment Jigoro Kano, Morihei Ueshiba et Gichin Funakoshi) prennent conscience que, loin d’être devenues inutiles, les techniques guerrières avaient encore un rôle éducatif et de promotion internationale. C’est ainsi que les jutsu (術 techniques) sont devenus des do (道 voies) : le kenjutsu (escrime) laissa sa place au kendo, le jujutsu (techniques de souplesse) donna naissance au judo et à l’aïkido, les techniques de boxe d’Okinawa donnèrent le karate-do, le kyujutsu donna naissance au kyudo (tir à l’arc zen)...
Le concept le plus difficile à saisir pour un européen est sans doute celui de vide (le vide est un des cinq éléments de la tradition japonaise): De manière synthétique, un des éléments fondamentaux du combat est d'agir en fonction des événements (en « harmonie avec l'univers »), et pour cela, il ne faut pas avoir d'a priori mais être ouvert et lucide — non-pensée, non-action et non-être.
Cette dimension est fortement mise en avant encore de nos jours, notamment dans l'aïkido.
L'aïkido est un budo fondé par Morihei Ueshiba au cours du XXe siècle, entre 1930 et 1960 (officiellement reconnu par le gouvernement japonais en 1940 sous le nom d’aikibudō), mais basé sur des écoles d'arts martiaux bien plus anciennes (essentiellement le jūjutsu de l'école daitō ryǖ et l'escrime ou kenjutsu). Il est le résultat de la volonté de Maître Ueshiba de rendre l'étude des arts martiaux accessible au plus grand nombre, et « d'intégrer par le corps les énergies harmonieuses à l'œuvre dans l'univers ».
L'aïkido se compose, pour l'essentiel, de techniques de défense à mains nues utilisant la force de l'adversaire, ou plutôt son agressivité et sa volonté de nuire. Ces techniques visent non pas à vaincre l'adversaire, mais à réduire sa tentative d'agression à néant. L'aïkido peut être considéré comme la concrétisation du concept de légitime défense : une réaction proportionnée et immédiate à une agression. En fait, dans l'esprit de l'aïkido, il n'y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence. Conformément à cette logique, il n'existe pas de compétition d'aïkido.
L'aïkido est pratiqué par des femmes et des hommes de toutes tailles et âges. Le but de la pratique est de s'améliorer, de progresser (techniquement, physiquement et mentalement) dans la bonne humeur (Morihei Ueshiba insistait beaucoup sur ce point). Ne montrant que des techniques respectant le partenaire, il peut être difficle de l'utiliser tel quel en cas d'agression réelle à moins d'atteindre un haut niveau de maîtrise. Malgré tout, l'aïkido permet de se préparer autant physiquement (souplesse, rapidité, musculature), mentalement (rester calme en toutes circonstances) et techniquement (respecter la distance de sécurité, trouver l'ouverture, se placer, gérer plusieurs attaques simultanées) à l'éventualité d'attaques de toutes sortes (pas seulement martiales).
Le Jodô est une pratique de bâton qui répond à une attaque du sabre. L’école étudiée au Dôjô est Shindô muso ryû Jodô ( une école vieille de 400 ans qui n’a pas changé son mode d’enseignement.). elle est composée de 7 séries de kata de bâton et de l’étude de 5 écoles paralèlles.
Le Iaïdô est une pratique de sabre qui étudie le fait de dégainer en coupant. Muso Shinden Ryû est une des plus anciennes écoles. Elle permet une étude pédagogique de cette pratique.
Cet art fait partie des Budo Japonais et nous en retrouvons tous les principes de base :
1/Le travail de la posture: le geste se fait à partir des hanches, tout le corps participe au mouvement. 2/La concentration et le travail sur l’espace: chaque trait et chaque point font partie d’un tout. 3/ Le travail unique: il n’y a pas de reprises sur le trait effectué. Le trait se fait en un seul geste, il traduit l’instant présent. 4/ La forme artistique : l’étude des différents styles d’écriture permet de passer d’un travail carré, le Kaïsho à un travail plus souple, le Gyosho pour terminer par un travail épuré le Shosho (style “herbe”).
En japonais, le mot shi signifie doigts et le mot atsu signifie pression. Le Shiatsu est un massage oriental dans lequel les doigts exercent une pression sur certains points particuliers du corps dans le but de soulager les souffrances et les douleurs, la tension et la fatigue, ainsi que les symptômes de certaines maladies.
Dans la pratique du Shiatsu, des manipulations sont exercées sur ces points appelés également tsubos. On peut aussi utiliser les paumes des mains et les coudes. Au début, le patient peut ressentir quelques douleurs, mais celles-ci ne tardent pas à disparaître lorsque l’influx de l’énergie recommence à circuler dans le corps.
Le Shiatsu à KANAME
L’enchaînement visant à traiter les 12 méridiens enseigné par Maître TOKUDA a été « découpé » de façon à apprendre, chaque mois, les méridiens qui agissent particulièrement sur notre organisme à telle ou telle période de l’année et les massages qui leur correspondent.
L’objectif majeur est de permettre à chacun d’accéder à une technique capable d’apporter du bien-être et une meilleure compréhension de soi et des autres.
Le Shiatsu est, à mon sens, un merveilleux moyen de communication entre les hommes.
Cette tradition est connue dans le monde entier. Elle porte différents noms. Le plus pratiqué est le Sauna dans la civilisation occidentale. Cette méthode est surtout basée sur un nettoyage physique essentiellement. Chez les Indiens d'amérique du Nord, notament chez les Sioux Lakota, on l'appelle Inipi ou Sweat Lodge, hutte à sudation. Chez les Indiens d'Amérique du Sud, Témascal. La recherche est alors différente. Elle prend un aspect spirituel, en passant par un nettoyage physique, émotionnel et mental. Les indiens nous permettent par cette tradition de retrouver certaines valeurs ancrées en nous :
Le respect des éléments La Terre, mère nourricière qui nous accueille à même son sol Le Bois qui nous protège avec la hutte et qui nous permet de garder la chaleur autour de nous. Le Feu qui va chauffer les pierres pour nous purifier. Les Pierres qui gardent la chaleur à l'intérieur de la hutte. L'Eau qui fait monter la température en aspergeant les pierres et qui nous nettoie après la cérmonie.
Le respect de chacun La cérémonie fait prendre conscience du sens du groupe et de l'entraide qu'il s'en dégage. On est à la fois seul face à soi-même et à ses peurs ainsi que porté par le groupe par l'entraide due à la présence du groupe entier.
Le respect de tout les êtres vivants La forme de souffrance physique que procure un sauna nous permet de retrouver une humilité que notre monde moderne nous a fait perdre. La moindre petite fourmi ou le moindre petit insecte deviennent alors des êtres vivants devant être respectés.
En pratique : On se retrouve autour d'un feu de bois qui chauffe des pierres de la taille d'un melon pendant environ 3 heures. Une fois que les pierres sont suffisament chaudes, on les rentre au fur et à mesure dans une tente en forme de dôme où tous les participants sont regroupés autour d'un trou central. La cérémonie commence alors avec diverses variantes selon les origines. Le fil conducteur est un nettoyage des différents centres en commençant par le physique.